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Vaulx en velin journal

Publié le 09/07/2014

Vaulx en velin journal

Les Etains de Lyon vendent l’esprit des bistrots français

Entreprise spécialisée dans l’artisanat d’art, les Etains de Lyon réalisent 20 % de leur chiffre d’affaires à l’international. Leurs clients : palaces et villas de luxe.

QUAND GRegorY et Xavier Laurent reprennent La dinanderie lyonnaise en 2002, l’entreprise déjà quinquagénaire fabrique de petits bibelots en étain. Une autre branche est alors sous-estimée, celle de la décoration d’intérieur. “C’est justement sur cette filière que nous avons orienté notre société, rebaptisée les Etains de Lyon. Cela nous a permis de nous développer”, commente Grégory, responsable de la commercialisation. Depuis, grâce à leurs comptoirs en métal, les frères Laurent exportent l’esprit des bistrots à la française aux quatre coins de la planète et sous les dorures des lieux les plus prestigieux.

Canada, Etats-Unis, Chine, Russie, Suisse, Royaume-Uni ou encore Allemagne, petit à petit, l’atelier vaudais, situé dans l’ancienne usine Tase, s’est constitué un solide carnet de clients. “Plus de 20% de notre chiffre d’affaires se réalise à l’international. Nous aimerions arriver à 50%. Et près de 6% se situe dans le très très haut de gamme. Cela va des grandes institutions, comme l’opéra Garnier, aux présidences de la République étrangères, en passant par les réalisateurs hollywoodiens. L’un de nos comptoirs est allé parfaire la cuisine d’une violoniste newyorkaise qui a fait tous ses meubles dans le même bois que celui de son violon.” Depuis 2008, les Etains de Lyon sont reconnus comme une entreprise du patrimoine vivant. “Nous ne sommes plus que trois en France à fabriquer ce type de produits”, souligne grégory Laurent. Sa société a même reçu le prix artinov, pour couronner son savoir-faire ancestral et ses techniques novatrices. “Toutes nos pièces sont numérotées et signées par l’artisan qui les a façonnées.” Pour les employés, c’est une grande fierté que de voir leurs créations partir vers des destinations lointaines. “Ce sont des pièces qui durent longtemps. Dans vingt ans, si des gens se demandent qui a façonné ce plan de travail, ils verront mes initiales, se réjouit Sébastien Béraud en appo- sant sa marque sur un comptoir en partance pour la ville de québec. Si l’homme a créé l’art, c’est pour laisser sa trace.” Son collègue guillaume terrier est lui aussi très sensible au côté artisanat d’art de ses ouvrages, dont ”aucune pièce n’est identique, à l’image des sculptures.”

Maxence Knepper

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